RECUEIL DE BONNES PRATIQUES

Organisez des cours de français en entreprise

Rien de mieux que des cours de français en milieu de travail pour assurer le partage de notre langue commune par tous les travailleurs et travailleuses d’une entreprise. Pour faciliter la participation du plus grand nombre de personnes pouvant en bénéficier, l’idéal est de les offrir sur les lieux de travail et de rémunérer les apprenants. Vous verrez, ils en redemandent !

Dans les entreprises de plus de 50 employés, il est de la responsabilité de l’employeur de franciser son personnel. Plusieurs ressources communautaires et gouvernementales existent pour soutenir les membres d’un comité de francisation qui souhaitent organiser des cours de français en entreprise :

  • Il est possible d’utiliser les budgets de formation mis à la disposition des entreprises par la Loi favorisant le développement de la formation de la main-d’œuvre, communément appelée « loi du 1 % ». Toutes les entreprises du secteur privé y sont admissibles et les demandes de subvention peuvent être présentées par votre syndicat à la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT). Visitez la section « Programmes de subvention » du site de la CPMT pour de plus amples renseignements .
  • L’organisme Formation de base pour le développement de la main-d’œuvre (FBDM) offre plusieurs niveaux et modèles de formation tels que l’alphabétisation, la mise à niveau des compétences en français langue maternelle, la francisation pour les Québécois allophones et anglophones, les mathématiques de base contextualisées au travail, etc. L’organisme est en lien avec des bailleurs de fonds qui peuvent faciliter le financement d’un projet de formation en entreprise ou pour les membres d’un syndicat local. L’organisme est situé à Montréal, mais travaille en partenariat avec des organisations des différentes régions du Québec. Pour en savoir plus, visitez : www.fbdm.ca.
  • Le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) offre une formule de cours de français à temps partiel en milieu de travail. Les cours sont gratuits et répondent aux besoins spécifiques des travailleurs et travailleuses immigrant(e)s :
    • Français de base;
    • Communication orale et écrite;
    • Français adapté à la tâche;
    • Cours de français spécialisés dans les domaines de la santé et du génie.

Les cours sont donnés dans les locaux de l’entreprise par un professeur qualifié. Le programme d’étude et le matériel pédagogique sont fournis. Pour en savoir plus sur cette offre de cours, visitez le site Internet du MIDI dans la section « Apprendre le français au Québec, cours de français en milieu de travail » :

  • Emploi-Québec, en collaboration avec ses partenaires fournisseurs (organismes communautaires et commissions scolaires), offre un soutien à la francisation des milieux de travail afin d’améliorer la connaissance du français. Ces cours s’adressent aux personnes en emploi qui parlent peu ou pas le français et qui doivent acquérir une compétence pour garder leur emploi ou améliorer leur mobilité et leur polyvalence. Le but de ces projets est d’amener les travailleurs et travailleuses à lire, à écrire, à compter et à communiquer en français pour atteindre un niveau en langue seconde correspondant à celui exigé pour un diplôme d’études secondaires (DES).

    Pour être admissible, une entreprise doit être reconnue admissible par Emploi-Québec et avoir au moins quatre personnes de niveau à peu près équivalent à former. L’entreprise admissible peut obtenir le remboursement de 100 % des frais de formation, ainsi que le remboursement des salaires, incluant les avantages sociaux, jusqu’à concurrence de 20 $/heure. Le remboursement des salaires n’est cependant possible que si l’employeur a payé les salaires des travailleurs et travailleuses pendant leur présence au cours. Si l’entreprise n’a pas quatre personnes de niveau à peu près équivalent à former, elle peut bénéficier de la formule de cours à l’extérieur de l’entreprise. Pour en savoir plus, visitez le site Internet d’Emploi-Québec dans la section « Programme de développement de la main d’œuvre, soutien régionalisé à l’adéquation formation-emploi » .

« Dans les dernières années, notre entreprise a bénéficié des cours de français de l’organisme FBDM, puis plus récemment des cours des professeurs du MIDI. Même si les gens parlent maladroitement et font des fautes, ils font beaucoup d’efforts. Pour la direction aussi c’est important que les employés parlent français. Ça leur permet de mieux comprendre les directives et les communications internes en bénéficient.

Plusieurs immigrants se sentent gênés ou isolés. Ne pas connaître la langue accentue ces difficultés. C’est aussi une responsabilité syndicale de s’occuper de nos membres et de s’assurer qu’ils soient épanouis dans leur milieu de travail. »

— Un membre syndiqué d’un comité de francisation dans l’industrie du vêtement

 

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Traitez la francisation comme une composante de la santé et de la sécurité du travail

Surveillez et assurez-vous que votre entreprise est en règle!

Identifiez un ambassadeur syndical et valorisez le comité de francisation

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Organisez des cours de français en entreprise

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